Daïkon : 3 recettes pour soutenir la digestion, les poumons et limiter les mucosités
Le daïkon est un terme générique pour désigner le radis en japonais.
Chez nous, il désigne un long radis blanc que l’on trouve en hiver sur les étals mais certains utilisent ce terme également pour nommer d’autres variétés de radis japonais.
La variété la plus courante est une racine blanche allongée (pouvant atteindre 35cm !) qui ressemble à une carotte.
Au niveau nutritionnel, le Daïkon est d’une grande richesse : il contient énormément de vitamine C (qui disparaitra en partie avec une cuisson plus ou longue) et de potassium. Il est également riche en magnésium, cuivre, fer et vitamine B6.
Un vrai cocktail de bienfaits à lui tout seul.
Il parait qu’un vieux proverbe chinois dit « mangez du daïkon en hiver et du gingembre en été, et vos n’aurez plus besoin de médicaments »…!
Pourquoi ? Eh bien, souvent, le daïkon est consommé traditionnellement en automne-hiver pour soutenir les poumons. Le gingembre, lui est consommé au printemps pour remettre en circulation le qi hivernal.
Quoiqu’il en soit c’est un incontournable de l’assiette et nous allons voir ses qualités pour la médecine traditionnelle chinoise avant de concocter 3 recettes différentes et rapides.
Daïkon – Luo bo
Nature fraiche en cru et plus neutre à tiède en cuit – saveur douce, aromatique/piquante.
Tropisme : Poumons, Estomac (et Gros intestin).
Il est parfais pour réduire les mucosités, renforcer l’estomac (et la rate) et éliminer l’humidité en favorisant la miction. Il est traditionnellement utilisé pour tout problème pulmonaire (toux, bronchite, etc…), comme tous les radis il a un côté expectorant. A inclure dans l’assiette régulièrement quand on a régulièrement les poumons encombrés.
Paradoxalement, alors qu’il limite mucosités et humidité, il est tout aussi pertinent en cas de sécheresse du poumon avec toux sèche. Il humidifie les poumons (comme il fait circuler les liquides) et peut calmer la soif. Bien utile quand la fièvre vous assèche de l’intérieur.
Très utile dans toutes les stagnations alimentaires : atténue les ballonnements, soutient la digestion après des repas riches ou lourds (oups les fêtes, la galette, et tout ça, tout ça). Il stimule en douceur le feu digestif. Et il accompagne divinement les aliments très riches (viandes, matières grasses) en favorisant leur digestion et prévenant ainsi toute stagnation alimentaire encore une fois.
Très utile aussi en cas d’excès d’alcool qui peut générer de la chaleur dans le corps : il vient éliminer cet excès tout en préservant les liquides (corporels). Il limite la sensation de corps lourd, le mal de tête qui en découle bref c’est un soutient pour le corps dans l’élimination de ce toxique qu’est l’alcool.
C’est un incontournable qui garde le corps léger, hydraté et équilibré en hiver. Il fait circuler, aide à évacuer mais ne permet pas de tonifier.
Ne jamais le consommer avec du Ginseng dont il neutralise les effets. On évite de le consommer cru surtout en cas de Vide de yang. Eviter en cas d’acidité gastrique excessive.
Sauté de légumes racines et daïkon pour soutenir le qi
Simple, efficace, rapide, comme peut l’être la cuisine au wok parfois. Avec une poêle ça fonctionne aussi. L’idée, saisir rapidement pour cuire sans perdre les précieuses vitamines.
A noter : plus vos légumes sont coupés finement, plus ils cuiront vite bien sur.
- 1 patate douce coupée en morceaux ou en lanières suivant sa taille
- 1/2 radis daikon tranché
- 2 carottes coupées en julienne ou en lamelles fines
- 2 cuillères à café de graines de sésame noir
- 1 cuillère à soupe d’huile de sésame
- 1 cuillère à soupe de tamari ou de sauce soja
- Un peu d’eau (1/2 verre à eau environ)
- 1 cuillère à café de Chen Pi (écorce de mandarine vieillie, faite maison ou en magasin asiatique)
Faites chauffer l’huile dans un wok. Ajoutez les légumes découpés faites les saisir rapidement puis ajouter votre eau, les écorces de chenpi dans une boule à thé ou non (elles devront impérativement être en contact avec le liquide) et couvrir pour avoir une cuisson type vapeur rapide. Faites-les cuire jusqu’à ce qu’ils soient légèrement tendres, testez avec une pointe de couteau.
Une fois vos légumes assez cuits, enlevez le couvercle et arrosez d’huile de sésame, puis parsemez de graines de sésame noir. Ajoutez la sauce soja, mélangez délicatement et servez.
Vous pouvez les servir seuls ou avec un bol de riz et avec une protéine de votre choix.
=> soutient le Qi, limite les mucosités des Poumons et du couple Rate/Estomac – Agit sur l’humidité.
Mochi daïkon
Une recette trouvée sur le site insta. d’une productrice paysanne japonaise, Yasai!, installée à Ligueil (37). Elle livre régulièrement de nombreux chefs de ses légumes typiques et propose également des paniers à la commande.
Pour 4 daïkons mochi :
- 200gr de Daikon râpé (râpe à gros trous)
- 2 cuillères à soupe fécule de pomme de terre
- 2 cuillères à soupe de farine de blé
- Sel
- 1 cuillère à soupe d’huile de sésame
- Option : ajoutez un peu d’ail et de ciboule/ciboulette ciselée
La sauce : 1 càs de sauce soja, saké et sucre roux (ou remplacez les 2 derniers par du mirin trouvable en épicerie asiatique).
Râpez votre daïkon au dessus d’une assiette creuse ou d’un bol (c’est assez aqueux). Ajoutez farine, fécule, et le sel ainsi qu’une gousse d’ail et un peu de ciboule si vous en utilisez. Suivant la quantité d’eau de votre daïkon il est possible que vous deviez ajouter un peu de farine, vous devez pouvoir former des petites galettes qui se tiennent avec une cuillère à soupe.
Mettre votre huile de sésame blanc à chauffer, puis déposer vos « mochis » dans la poêle pour les saisir. Compter environ 5mn pour qu’ils soient légèrement colorés.
Préparez votre sauce pendant la cuisson en mélangeant tous les ingrédients dans un petit bol.
Retournez vos mochis dans la poêle et versez votre sauce dessus. Laissez cuire le temps que votre sauce soit absorbée. Les mochis prendront une couleur un peu caramel.
Régalez-vous !
=> Soutient les Poumons et aide à évacuer les mucosités, fait circuler le Qi.
soupe de daïkon
pour l'hiver et lendemain de fêtes
Ingrédients pour 1 personne
- 1/2 daïkon tranché – selon la taille
- 1 cuillère à soupe d’écorce de Chen Pi (écorce de mandarine vieillie, disponible dans n’importe quel magasin asiatique) – à mettre dans un sachet tissu ou boule à thé
- 1,5 litre de Bouillon d’os déjà prêt ou acheté en bocal ou de l’eau (dans ce dernier cas ajoutez une garniture pour parfumer : poireau/carotte/thym/ laurier/céleri par exemple)
Mettez tous les ingrédients dans une casserole ou un faitout et faites mijoter pendant 10 minutes
Garnissez à souhait et faites vous du bien.
Consommez 1 bol chaque jour -De 3 à 6 fois par semaine pendant l’hiver (elle est ici servie avec un peu de ciboule ciselée).
=> Une soupe facile parfaite pour éliminer les mucosités et autres toxiques accumulés pendant les fêtes (autrement dit : si vous avez exagéré sur le combo vin blanc-champagne…). Elle renforce également la rate et les poumons pour soutenir votre immunité et contribue à équilibrer votre estomac et son acidité.
Sources : ces aliments qui vous soignent – J. Chapellet – P. Sionneau
Cours de Diététique chinoise – Institut Chuzhen
Yasai!
Merci de respecter ce travail qui est sous licence CC BY-NC-ND 4.0
